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PROBLEMATIQUE DE LA FORMATION DANS LA ZONE D’ACTION DU PAPIL
Le PAPIL cofinancé par le BAD et le Gouvernement du Sénégal et les bénéficiaires d’autre part, a effectivement démarré en Novembre 2005. Le projet a certes connu un grand retard dans son démarrage car l’accord de prêt était signé depuis 2003, mais s’attache à résorber ce retard par des actions concrètes de démarrage, et ce dès la première année.
En effet, l’année 1 du projet était quasi consacrée aux études préliminaires. Mais des facteurs endogènes et exogènes cumulés (volonté de l’équipe du projet, des pouvoirs publics et des bénéficiaires) mais aussi avec la volonté de la BAD des actions de réalisation sont prévues au niveau des zones d’action du projet. Ces réalisations, dites actions d’ancrage, sont identifiées et mises en œuvre avec les bénéficiaires, en partenariat avec des structures partenaires dans différents domaines tels ANCAR, SODEFITEX, ISRA, DRDR et autres ONG. A côté de ces actions d’ancrage, le déroulement normal du programme va se poursuivre notamment par des études et des actions de renforcement de capacités. Cependant, ces actions se heurtent aux faibles capacités techniques des partenaires à la base, aussi bien au niveau des exploitants individuels et de leurs structures, mais aussi à celui des décideurs locaux que sont les collectivités locales. En effet, les réhabilitations d’ouvrages retenues et les nouveaux aménagements exigeront de nouvelles connaissances pour les producteurs en vue de leur valorisation. Cependant, les différentes missions effectuées sur le terrain ont permis de constater les difficultés qu’éprouvent les producteurs et les demandes en renforcement dans ces domaines sont récurrentes. Les producteurs sont également peu structurés dans leur exploitations et leurs organisations ne répondent pas souvent aux exigences de la profession agricole moderne qui fait du producteur un entrepreneur agricole. Il est en de même pour d’autres problématiques majeures telles que la gestion du domaine national et des ressources naturelles, les responsabilités des conseillers ruraux et la gestion administrative et financière au niveau des collectivités locales. Par ailleurs, les différents besoins en formation des acteurs locaux peuvent également trouvés des réponses de qualité en terme d’offres de formation. En effet, dans la zone d’action du projet, des structures étatiques, des prestataires de service ainsi que des organisations non gouvernementales d’appui au développement existent et sont suffisamment outillés pour des formations à la carte et sur demande. Il s’y ajoute que des centres de formations agricoles sont mis en place par des programmes de l’état, à l’instar du centre de formation de l’ARD de Fatick. En outre, les services techniques décentralisés partenaires du projet, tels les DRDR et leurs démembrements, les IREF, entre autres doivent être également capacités, conformément aux objectifs du projet. Ces structures qui regorgent souvent des ressources humaines de qualité, manquent cependant des moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission. Après analyse des stratégies définies dans le rapport d’évaluation du projet, il est apparu utile de préciser à cette étape d’exécution, le mode opératoire du volet formation. Il ne s’agit nullement de remettre en cause les options stratégiques initiales mais de les rendre opérationnelles en les adaptant aux contextes nouveaux. La situation des besoins en formation est sensiblement identique dans les trois régions et se présente comme suit pour les sites abritant les actions d’ancrage. |
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