Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance (GOANA-PAPIL),
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Bilan du Projet d’Appui à la Petite Irrigation Locale (PAPIL),Les avancées prometteuses de la paysannerie

Par Cheikh Tidiane MBENGUE | SUD QUOTIDIEN | mardi 18 décembre 2007



La vie éphémère de certains projets de développement, pourtant appelés à perdurer au moment de leur conception, doit désormais inspirer tout nouveau programme. C’est la leçon principale tirée, à Mbour, par Issa Bèye, Chargé du développement rural du Programme Alimentaire Mondial (PAM) au Sénégal, à l’occasion de la présentation du bilan à mi-parcours du Projet d’Appui à la Petite Irrigation Locale (Papil).

PROJET D’APPUI A LA PETITE IRRIGATION LOCALE (PAPIL)
Touchant trois régions avec 29 départements et 91 communautés rurales soit une superficie de 80.000 km2 comptant 1,9 millions d’habitants, le projet a permis de cultiver une surface de 533.420 hectares. Ce qui représente un pourcentage de 28% des surfaces cultivées sur tout le territoire national. Interpellé à l’issue de la rencontre, Issa Bèye, chargé du développement rural du Programme alimentaire mondial (PAM) au Sénégal, a dit qu’il faut tirer les leçons de plusieurs projets financés par les bailleurs de fonds au Sénégal et qui n’ont pas duré.
Appréciant la grande l’importance du Papil qui a déjà suscité un fort engouement au niveau des populations, il a également ajouté qu’il faut l’inscrire dans la pérennisation. Et d’ajouter que l’un des meilleurs systèmes est une appropriation des acquis par les populations, les élus locaux et l’exécutif local. Sans cela, le projet risque de disparaître comme les autres qui sont déjà dans l’eau ». Selon M. Bèye, le projet est très intéressant en ce sens qu’il combat l’insécurité alimentaire à travers la maîtrise de l’eau dans les trois régions ciblées (Fatick, Kolda et Tambacounda) considérées comme les localités de bas-fonds où il y a une disponibilité de l’eau sur les terres.
Poursuivant sa logique, le représentant du Pam soutient que les activités de maraîchages qui sont en train d’être menées vont permettre une plus grande disponibilité de produits alimentaires sur le marché tels que le riz, les céréales et les légumes. En plus, les activités seront génératrices pour les organisations paysannes. L’eau également sera disponible pour les forages et le bétail argumente. Amadou Baba Sy, Coordonnateur national du Papil soutient pour sa part, que face à l’agriculture sénégalaise tributaire des aléas climatiques, le Papil co-financé par l’Etat du Sénégal et la Banque africaine de développement vise surtout à atteindre les objectifs de la croissance retenue dans les différents documents stratégiques de réduction de la pauvreté au Sénégal.
Pour ces deux années d’activités, huit ouvrages hydro agricoles ont été réalisés sur 300 ha de terre, plus de 350 tonnes de productions de riz, 150 ha de terres reboisés, 150 tonnes de vivres de soudures ainsi que 1500 moustiquaires distribuées. 1500 producteurs ont aussi été formés et d’autres ont bénéficié de l’organisation des voyages d’études pour les producteurs et entre autres la structuration des Gie.
Dans cette dynamique, certains intervenants à cette rencontre ont soutenu en outre, que ce projet a déjà des éléments de réponses aux préoccupations des populations en ramenant les agriculteurs à la riziculture, du mil/Sorgho et de l’arachide. Sans compter une croisade contre les terres salées et la réhabilitation des vallées mortes afin de relancer l’agriculture.


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